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Mercredi 29 avril 2009

 

La poésie est belle

Elle est comme une amante

Le soir séduisante

Et au matin cruelle

 

Elle est la souveraine

De mon moi intérieur

De mes rires et pleurs

Elle est sang de mes veines

 

C'est une maquerelle

Je suis son gigolo

Je lui livre mes mots

Elle m'ouvre ses ailes

 

Elle est mon héroïne

Je ne peux m'en passer

Pire qu'un opiacé

Sans elle j'ai le spleen

 

Fantôme de mes nuits

Je sais qu'elle est fautive

De toutes mes dérives

Et de mes insomnies

 

 Elle a mis dans ma vie

De nouvelles frontières

Mais trop peu de lumière

Pour ne pas être aigris

 

J'ai souvent essayé

À tort ou à raison

 De lui faire faux bon

Elle m'a retrouvé

 

Elle est bien trop puissante

Pour que je l'abandonne

 Souhaitons qu'elle pardonne

Mes pensées délirantes


Par Michel - Publié dans : Poesitudes - Communauté : Les rêveurs naîfs
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Jeudi 19 février 2009

 

Votre empire s'écroule

Comme un château de cartes

Et mon encre écarlate

Se réjouie de ces houles

 

Je n'ai aucun écu

Dans vos banques ruinées

Je suis même amusé

Par vos mines abattues

 

Mais je me fais colère

Quand l'état sans égard

Distribue des milliards

 Dans la crise boursière

 

Ne vous réjouissez pas

Car le fossé se creuse

Mais les gueux et les gueuses

Ne digèrent pas ça

 

Profitez bien ainsi

De vos derniers instants

 Puisque arrive le temps

De plus graves soucis

 

Nous sommes des millions

D'anticapitalistes

Préparant les prémices

De la révolution

 




Ne m’en veuillez pas si mes visites sur vos blogs se font rare, mais en ce moment je suis débordé.

Je pense très fort à vous.


Michel.


Par Michel - Publié dans : Poesitudes - Communauté : Militants et sympathisant NPA
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Vendredi 30 janvier 2009

 

Quand ton petit cœur souffre tant

Mais que ta voix reste muette

 Et que sans cesse tu regrettes

Seul en regardant tout ce temps

 

Non tu n'apprécies pas ce temps

Qu'elle passe si loin de toi

Et que dans ta vie sans émois

Tu perçois des sanglots latents

 

Ton coeur n'a plus trop de temps

De se languir sans rien dire

Et tu ne voudrais pas mourir

Sans lui crier tes sentiments

 

Te souviens tu de ce bon temps

Où ton amour était si fort

Refait donc un petit effort

Et remet ta vie au présent

 

Reconjugue encore ce temps

Réinvente un nouvel amour

Dis lui les mots du premier jour

Comme à l'aube de ce printemps



Par Michel - Publié dans : Poesitudes - Communauté : La poésie qui chante
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Jeudi 29 janvier 2009

 

Le succès du 29 janvier donnera force à toutes les colères silencieuses qui mûrissent depuis des mois : les luttes contre les licenciements, le chômage partiel et les baisses de salaire ou les suppressions de postes dans les services publics, les luttes contre la privatisation de la Poste, la dégradation du travail et du service à la SNCF comme dans les hôpitaux, les luttes des enseignants, lycéens et parents en défense de l'école publique, celles de la jeunesse contre l'avenir que lui prépare ce gouvernement, celles des employés du commerce contre le travail le dimanche, des sans papiers, des précaires, des sans travails, de ceux qui défendent le droit au logement, de tous ceux et celles qui souffrent et se battent contre la politique du gouvernement Sarkozy.

Refusons de payer leur crise et commençons à reprendre notre dû et nos droits...

  
LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP !

Par Michel - Publié dans : Poesitudes
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Mardi 27 janvier 2009

 

Lorsque tu me retiens

Dans tes bras amoureux

Je me prends dans ton jeu

La tête entre les mains

 

Oh reine de mes nuits

J'aime tant tes langueurs

Exempte de couleurs

Comme le fond d'un puits

 

Belle dame noirceur

Emmène moi encore

 Aux frontières de la mort

Dans d'étranges lueurs

 

 Narre moi tes poèmes

Fais d'êtres diaboliques

Et d'amours tragiques

Pour attiser ma peine

 

Prive moi des lumières

Du jour qui se lève

Et qui met une trêve

À mes rêves d'enfer

 

Je ne veux plus rien voir

De ce monde réel

Bien pire que tes ailes

Qui me couvrent de noir



Par Michel - Publié dans : Poesitudes - Communauté : Les rêveurs naîfs
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Mercredi 21 janvier 2009

 

Il marche seul dans la brume

Au-delà des chemins tracés

Ses chaussures toutes crottées

Préfèrent la boue au bitume

 

Il n'aime pas les lignes droites

Ni les routes nauséabondes

Sur lesquelles les autos grondent

A l'écart des pistes étroites

 

Il vagabonde sans morale

En marge de la société

Qui le voit comme un va-nu-pieds

Et le nomme le marginal

 

Il n'a que faire de ces dires

Il a déchiré ses papiers

Mais a gardé sa dignité

Et des milliers de souvenirs

 

Il détourne les grandes villes

Car il n'y perçoit aucun charme

Ainsi évitant les gendarmes

Et toutes espèces volatiles

 

Quand il traverse les villages

Il est toujours bien accueilli

Contre nourriture et logis

Il en met du cœur à l'ouvrage

 

Il se contente de très peu

Et n'a crainte du lendemain

Non cet homme n'est pas vaurien

C'est son choix et il est heureux

 

 Si un jour vous le rencontrez

Donnez lui l'ombre d'un sourire

Il vous le rendra sans rien dire

Mais jamais vous ne l'oublierez



Par Michel - Publié dans : Poesitudes
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Mardi 13 janvier 2009

 

J'avais envie d'écrire

Quelque chose de beau

Rien que pour toi l'oiseau

Comme un bon souvenir

 

Passager clandestin

D'une coque de noix

Qui nous mène à Bréhat

 J'ai croisé ton destin

 

Du haut de ton drapeau

Tu te tiens dignement

Te moquant bien des vents

Qui me glacent la peau

 

D'un regard d'Apache

Tu toises l'horizon

Recherchant le poisson

Que les hommes t'arrachent

 

Les hommes sont cruels

Ils s'approprient ta mer

Faisant de l'eau si claire

Des déserts de sel

 

Ils noircissent tes flots

D'un liquide mortel

Que des bateaux poubelles

Déversent sans échos

 

Goéland de Bretagne

Et des terres lointaines

Que le vent fou t'entraîne

Au-delà de ta hargne

Photo Stéphane Chartrain

Par Michel - Publié dans : Poesitudes - Communauté : La poésie qui chante
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Lundi 5 janvier 2009


De l'amour à la guerre

La frontière est étroite

Car l'homme tue aussi par amour

Où est l'équilibre

Si fragile

Fébrile

Nous sommes pareils à des funambules

Sur la corde sensible

Entre le bien et le mal

Nous nous raccrochons à l'espoir

Et à nos sinistres souvenirs

Nous bâtissons des mémoriaux

Des monuments aux morts

Avec des milliers de noms

Gravés dans la pierre

Pour que les générations futures

N'oublient pas

Nos guerres

Nos victoires

Nos défaites

Nos morts

Tout ça pour aviver la peine

Et raviver la haine

L'homme est vraiment cynique

Je suis bien placé pour le savoir

Puisque je suis un homme

Avec de la force

De la faiblesse

De la colère

De la tendresse

De la joie

De la tristesse

Des rires

Des pleurs

Du courage

Et des peurs

Non

L'homme n'est pas si mauvais

En général

Mon général

Mais il suffit d'un imbécile

D'un donneur de leçon

Pour que tout le troupeau le suive

Mais

Mais

Mais

Oui l'homme est un mouton

Ce n'est pas méchant un mouton

Ça dépend du berger

Mais

Mais

Mais

Ne l'oublions pas

Ce sont les moutons

Qui élisent le berger en chef

Mais

Mais

Mais

Il n'y a pas de mais qui compte

Ne venez pas vous plaindre après ça

Si on vous bouffe la laine sur le dos

Mais

Mais

Mais

Ça suffit maintenant

Si vous continuez à bêler

On va vous parquer

Mais

Mais

Mais

Il n'y a pas beaucoup de moutons rebelles

C'est bien dommage


 

Acheter Et pendant ce temps la banquise fond
Par Michel - Publié dans : Poesitudes - Communauté : Militants et sympathisant NPA
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Mardi 30 décembre 2008

 

Pour cette année qui vient

Mon premier souhait serait

Qu'on me foute la paix

À moi et aux terriens

 

Je voudrais si possible

Que les rois de la terre

Regardent la misère

Et révisent leurs bibles

 

J'apprécierais beaucoup

À la place des banques

   Et des graines de tank

 Des armées d'arbres fous

 

J'aimerais simplement

Que les peuples perdus

S'insurgent dans les rues

Et chassent les tyrans


 Photothèque Rouge/esteban

Par Michel - Publié dans : Poesitudes
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Samedi 27 décembre 2008

Alors que j'étais tout petit

Est parvenu à mes oreilles

Un mot qui passait par ici

Je n'en avais ouï de pareil

 

Je n'en connaissais pas le sens

Mais pourtant je le trouvais beau

Car il chantait dans mon enfance

Comme le plus joli des mots

 

Je ne pouvais plus m'en défaire

De ma tête il ne sortait plus

Alors j'ai pris mon dictionnaire

Et je n'ai pas été déçu

 

J'avais hâte de m'en servir

Pour épater tous mes copains

Mais ceux-ci n'ont eu que des rires

Comme de joyeux boute-en-train

 

Pourtant ce mot n'est pas risible

Tous mes copains étaient momos

Je les trouvais vraiment pénibles

De se moquer d'un si beau mot

 

Je l'ai rangé dans un tiroir

À l'abri d'oreilles indiscrètes

Il s'est perdu dans ma mémoire

Puis je suis devenu poète



Par Michel - Publié dans : Poesitudes - Communauté : La poésie qui chante
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